L'immobilier est souvent perçu comme un marché local — et c'est vrai en grande partie. Mais certaines dynamiques mondiales façonnent aujourd'hui les comportements des acheteurs, les niveaux de prix et les opportunités d'investissement, y compris dans notre région. En 2026, plusieurs tendances de fond méritent l'attention de tout propriétaire ou investisseur belge, que son horizon soit Verviers, Liège ou la Costa Blanca.
Voici notre lecture des 5 grandes tendances qui dessinent le marché immobilier mondial cette année — et ce qu'elles signifient concrètement pour vous.
Après les turbulences de 2022-2024 — marquées par la flambée des taux d'intérêt et le ralentissement brutal des transactions dans de nombreux pays — le marché immobilier mondial entre en 2026 dans une phase de normalisation. Ce n'est pas un effondrement, ni un retour à l'euphorie, mais un rééquilibrage.
Dans la plupart des grandes métropoles européennes, les prix se stabilisent avec des progressions modérées — de l'ordre de 1 à 3 % en moyenne — après plusieurs années de fortes fluctuations. Les marchés secondaires et périphériques, eux, montrent des dynamiques plus contrastées : certaines zones gagnent en attractivité grâce à leur qualité de vie et leur accessibilité, tandis que d'autres stagnent faute de demande soutenue.
Ce que cela signifie pour vous en Belgique : la Wallonie tire son épingle du jeu dans ce contexte. Portée par la réforme des droits d'enregistrement à 3 % et une demande robuste, notre région affiche des performances supérieures à la moyenne européenne en 2026. C'est un contexte favorable — mais qui ne justifie pas pour autant des prix de mise en vente déconnectés du marché local.
Ce n'est plus une tendance européenne isolée : à l'échelle mondiale, la performance énergétique des bâtiments est devenue un facteur de valeur structurel. En Europe, les directives PEB de l'Union européenne imposent un calendrier de rénovation progressif. Aux États-Unis, les certifications vertes (LEED, Energy Star) deviennent des arguments de vente prépondérants dans les grandes métropoles. Au Moyen-Orient, les nouveaux projets immobiliers intègrent systématiquement des normes de durabilité élevées.
Le signal est clair et cohérent partout : les biens énergivores perdent de la valeur relative, les biens performants en gagnent. Les acheteurs du monde entier ont intégré le coût des charges énergétiques dans leur calcul d'acquisition. Un logement mal classé est de plus en plus difficile à louer, à vendre et à financer.
Ce que cela signifie pour vous : en Wallonie, les obligations PEB se resserrent progressivement. Les propriétaires qui anticipent — en rénovant maintenant, avant la fin du régime de primes actuel (30 septembre 2026) — se positionnent à la fois sur la valorisation de leur bien et sur l'accès aux aides les plus généreuses. C'est une opportunité à double effet qu'il serait dommage de manquer.
La pandémie avait accéléré un mouvement de fond vers les espaces verts, les maisons avec jardin et les villes à taille humaine. En 2026, ce mouvement se confirme comme une tendance durable plutôt qu'un simple effet de mode post-covid.
En France, des villes comme Angers, Rennes, Nantes ou La Rochelle voient leurs prix progresser plus vite que les grandes métropoles. En Belgique, on observe des dynamiques similaires dans les zones périurbaines de qualité — le Plateau de Herve, la région de Spa ou certains villages autour de Liège bénéficient exactement de ce repositionnement des acheteurs vers un cadre de vie équilibré.
Les acheteurs de 2026 ne cherchent plus nécessairement le centre-ville à tout prix. Ils cherchent l'accessibilité des transports, la qualité de l'environnement, les services de proximité et la surface — une combinaison que les zones périurbaines bien desservies offrent mieux que les grandes villes saturées.
Ce que cela signifie pour vous : pour les vendeurs de la région verviétoise et du Plateau de Herve, c'est une bonne nouvelle structurelle. Votre territoire répond précisément à cette recherche. Un bien bien présenté, correctement estimé et mis en valeur avec les bons arguments (cadre de vie, accessibilité, espace) a toutes les chances de trouver preneur dans des délais raisonnables.
Depuis 2020, Dubaï est devenu l'un des marchés immobiliers les plus actifs au monde — et l'un des plus suivis par les investisseurs européens, y compris belges. Les chiffres de 2025-2026 sont éloquents : plus de 270 000 transactions réalisées en 2025, une hausse de +18 % en valeur des ventes résidentielles en début 2026, et plus de 130 000 nouveaux investisseurs étrangers ayant effectué leur première acquisition aux Émirats en 2025.
L'attrait principal : zéro impôt sur les revenus locatifs, zéro taxe foncière annuelle, zéro taxe sur la plus-value — une combinaison unique qui permet à la rentabilité nette de se rapprocher très fortement de la rentabilité brute. Les rendements locatifs bruts oscillent entre 6 et 9 % selon les quartiers, avec des prix au mètre carré encore compétitifs par rapport aux grandes capitales mondiales : entre 4 900 et 5 500 €/m² en moyenne pour un appartement, contre trois fois plus à Londres et deux fois plus à Tokyo.
Les prévisions pour 2026 tablent sur une croissance modérée des prix de 3 à 6 %, avec une stabilisation progressive après les années records. Le marché reste solide, porté par une croissance démographique forte, une diversification économique réelle et une demande internationale structurelle.
⚠️ Attention pour les investisseurs belges : si vous restez fiscalement domicilié en Belgique, vos revenus mondiaux — y compris les loyers perçus à Dubaï — sont en principe déclarables en Belgique. La convention préventive de double imposition entre la Belgique et les Émirats arabes unis est limitée. Consultez impérativement un conseiller fiscal spécialisé avant tout projet d'investissement à Dubaï.
Le Portugal — et Lisbonne en particulier — a connu une décennie de valorisation spectaculaire. Entre 2014 et 2024, les prix lisboètes ont été multipliés par deux à trois, portés par le tourisme, les Golden Visas, l'afflux d'expatriés et les programmes fiscaux favorables aux non-résidents (NHR).
En 2026, le marché portugais entre dans un nouveau cycle : plus calme, plus sélectif, mais pas fragilisé. Les prix restent élevés dans les zones prisées — Lisbonne, Porto, l'Algarve — mais la forte appréciation des années précédentes s'est considérablement ralentie. Les étrangers peuvent toujours acheter librement au Portugal, et le marché reste accessible aux Belges qui cherchent une résidence secondaire ou un investissement en zone euro avec une qualité de vie exceptionnelle.
L'Espagne suit une dynamique comparable, avec en prime la force du marché de la Costa Blanca que nous connaissons bien chez Estate & Value : une demande internationale soutenue, des prix encore accessibles dans certaines communes et un cadre de vie dont la réputation n'est plus à faire.
La Belgique n'est pas une île immobilière. Les mêmes forces qui structurent les marchés mondiaux — taux d'intérêt, performance énergétique, qualité de vie, fiscalité — agissent aussi sur notre marché. Et dans ce contexte global, la Wallonie bénéficie d'une conjonction favorable : réforme fiscale ambitieuse (droits d'enregistrement à 3 %), marché secondaire attractif, prix encore accessibles et qualité de vie qui répond exactement aux attentes de 2026.
Que vous soyez vendeur, acheteur ou investisseur, comprendre ces tendances de fond vous donne un avantage dans la prise de décision. Et si vous souhaitez les confronter à la réalité de votre bien ou de votre projet spécifique, notre équipe est là pour vous aider.
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Suze Orman