La Costa Blanca reste l'une des destinations immobilières les plus prisées d'Europe par les acheteurs belges. Soleil garanti, qualité de vie méditerranéenne, prix encore compétitifs par rapport aux grandes métropoles européennes : les arguments sont nombreux et bien réels. Mais un achat immobilier en Espagne depuis la Belgique ne s'improvise pas. Entre les spécificités juridiques espagnoles, la fiscalité des non-résidents et les obligations déclaratives en Belgique, le chemin vers votre villa ou appartement au soleil comporte quelques passages obligés qu'il vaut mieux connaître avant de signer quoi que ce soit.
Chez Estate & Value, nous accompagnons régulièrement nos clients dans leurs projets à l'international, notamment sur la Costa Blanca. Voici notre guide complet pour aborder ce marché avec sérénité.
Le marché immobilier de la province d'Alicante — qui englobe la Costa Blanca — affiche une dynamique remarquable. Après plusieurs années de forte progression, les prix se stabilisent en 2026, offrant une meilleure lisibilité aux acheteurs.
Les experts du secteur s'accordent sur une croissance modérée mais soutenue, avec des prévisions de revalorisation de l'ordre de 5 à 7 % selon les zones. La province d'Alicante continue de se consolider comme l'un des marchés les plus dynamiques et les plus sûrs pour investir en Espagne, avec une forte demande internationale et une rareté des constructions neuves dans les emplacements de choix.
La demande belge, néerlandaise et scandinave reste particulièrement soutenue sur la partie nord de la Costa Blanca (Moraira, Altea, Calpe, Benissa) ainsi que sur les zones de golf du sud (La Finca, Vistabella, La Serena). Les biens neufs présentant de hauts standards d'efficacité énergétique et un design contemporain ont gagné en popularité, notamment auprès des acheteurs belges et néerlandais.
Pour l'investisseur belge, les rendements locatifs restent attractifs, notamment dans les segments avec licence touristique — à condition toutefois de bien vérifier la légalité de cette licence avant toute acquisition (voir plus bas).
Avant toute démarche sérieuse, l'obtention du NIE (Número de Identidad de Extranjero) est indispensable. Ce numéro d'identification étranger est obligatoire pour ouvrir un compte bancaire espagnol, signer un compromis de vente et finaliser l'acte chez le notaire.
Le NIE peut être demandé au consulat espagnol en Belgique ou directement en Espagne via un avocat mandaté par procuration. Les délais dans les consulats peuvent atteindre 2 à 3 mois. Si vous êtes pressé, mandater un avocat sur place permet souvent de l'obtenir en 2 à 3 semaines. Le formulaire à utiliser est le modèle EX-15, accompagné de la taxe 790 code 012.
Ouvrir un compte bancaire espagnol (IBAN commençant par ES) est également conseillé : les fournisseurs locaux (électricité, eau, charges de copropriété) et certaines taxes exigent souvent un prélèvement sur un compte local.
Le cadre juridique espagnol comporte des spécificités importantes que les acheteurs belges ignorent souvent.
Contrairement à ce que font les notaires belges, le notaire espagnol a un rôle d'authentification mais n'est pas tenu de vérifier les charges et la conformité urbanistique du bien. Il ne vérifiera pas si des travaux ont été réalisés sans permis, si des charges de copropriété sont impayées ou si le bien est grevé d'hypothèques cachées. C'est pourquoi l'engagement d'un avocat espagnol indépendant est fortement recommandé — idéalement francophone — avant toute signature.
Le processus suit généralement ces étapes :
Votre avocat doit impérativement contrôler : la Nota Simple (absence de dettes et d'hypothèques sur le bien), le paiement des charges de copropriété, la conformité urbanistique du bien (permis de construire en ordre), et l'existence du Certificat d'Habitation (Cédula de Habitabilidad).
C'est souvent là que les acheteurs sont surpris. Le coût global d'un achat immobilier en Espagne représente souvent entre 10 % et 14 % de plus que le prix affiché du bien. Voici le détail :
En résumé : pour un bien à 250 000 €, prévoyez entre 25 000 et 35 000 € de frais supplémentaires. Ces montants doivent être disponibles en cash, car ils ne sont généralement pas inclus dans les financements bancaires.
C'est le point le plus souvent négligé — et pourtant le plus important pour la rentabilité réelle de votre investissement.
L'IBI (Impuesto sobre Bienes Inmuebles) est l'équivalent de la taxe foncière. Payé annuellement à la municipalité, son montant varie entre 300 et 700 € pour la plupart des biens résidentiels sur la Costa Blanca.
L'IRNR (Impuesto sobre la Renta de No Residentes) est l'impôt des non-résidents. Cet impôt est obligatoire dès l'acquisition d'un bien, même en l'absence de tout revenu locatif. Il s'applique sur la simple base de détention du bien.
⚠️ Important : la déclaration de l'IRNR est une démarche spontanée — vous ne recevrez pas de rappel de l'administration. L'oubli peut entraîner des pénalités, des intérêts de retard et bloquer une vente ou une succession future. Ne faites pas l'impasse sur cette obligation.
La Belgique et l'Espagne ont signé une convention préventive de double imposition. Les impôts sont donc acquittés en Espagne, mais vous êtes obligé de déclarer le bien dans votre déclaration d'impôts belge. Ce revenu (la valeur cadastrale espagnole ou le revenu locatif) est exonéré en Belgique, mais il entre dans le mécanisme de la réserve de progressivité : il peut légèrement augmenter la pression fiscale sur vos autres revenus belges.
Concrètement, pour la plupart des propriétaires d'un bien de moyenne gamme sur la Costa Blanca, l'impact sur la déclaration belge reste limité — mais il doit être déclaré pour éviter tout redressement.
Si vous envisagez de louer votre bien à des touristes (Airbnb, Booking, etc.), une licence touristique est obligatoire. Cette licence est délivrée par la Communauté autonome et son obtention est devenue plus complexe dans certaines zones. Dans des villes comme Barcelone ou certaines zones des Baléares, obtenir une nouvelle licence touristique est quasi-impossible. N'achetez pas pour faire du Airbnb sans vérifier si le bien possède déjà une licence transférable. Sur la Costa Blanca, les règles sont encore relativement accessibles dans beaucoup de communes, mais elles se resserrent progressivement.
Par ailleurs, depuis 2025, les plateformes comme Airbnb transmettent automatiquement les données de revenus aux autorités fiscales espagnoles. La transparence fiscale est donc totale — mieux vaut déclarer correctement dès le départ.
Les banques espagnoles financent généralement entre 50 % et 70 % du prix d'achat pour les non-résidents. Vous devez donc disposer d'un apport personnel conséquent — au moins 30 % du prix, plus les frais annexes. Certains propriétaires belges préfèrent utiliser un refinancement hypothécaire sur leur bien belge pour financer l'achat espagnol — une option qui mérite une analyse comparative avec votre banquier.
Acheter sur la Costa Blanca est une décision qui peut se révéler excellente sur le long terme — à condition d'y aller avec méthode. Voici les règles d'or :
Chez Estate & Value, nous connaissons ce marché et nous vous mettons en relation avec les bons partenaires locaux (avocats, agences partenaires, conseillers fiscaux). Si un projet en Espagne mûrit dans votre esprit, parlons-en.
Primes rénovation Wallonie : agissez avant le 30 septembre 2026
Owning a home is a keystone of wealth… both financial affluence and emotional security.
Suze Orman